Game-Focus.com - Test :: Fight Night Round 3 ( Xbox )

Notre test de Fight Night Round 3
Fight Night Round 3
  • Date de sortie : 19 février 2006
  • Console :
  • Éditeur : EA Sports
  • Développeur : EA Sports

Dans le coin rouge, pesant 115 kilos venant de Louisville, Kentucky, le seul, l’unique, la merveille… Mohaaaaaaamed Aaaaali.  Dans le coin bleu, étant trop fier de lui-même pour nous révéler son poids, venant de la région de Québec, on l’appelle la terreur de Limoilou, Mesdames et Messieurs, voici la Perfection en personne, celui qui s’pense bon, le  G-R-A-N-D   Misteeeeeer   NooooooBody …. !!! … Bon OK je vous le donne… on repassera pour l’originalité de mon introduction qui est en tous points similaire à celle du test de Fight Night Round 2 que j’ai rédigé à la même période l’an dernier.  Mais, vous allez vite comprendre que c’est fait exprès, puisque Fight Night Round 3 est lui aussi, à quelques détails près, particulièrement semblable à son prédécesseur.  N’allez pas croire qu’il s’agisse ici d’un mauvais jeu.  Au contraire, EA a su tirer profit des points forts qui faisaient la force de la deuxième version du titre tout en tentant d’améliorer certaines faiblesses.  Vous voici maintenant aux commandes de Fight Night ROUND 3 !!!

 
BIEN OU PAS BIEN, TELLE EST LA QUESTION
 
Mettant en vedette le Québécois Arturo « THUNDER » Gatti et « IRISH » Micky Ward, la pochette de Fight Night Round 3 laisse pressentir l’intensité qui nous attend dans l’instant qui suivra l’insertion du disque dans la console.
 
Les introductions sont presque en tout point parfaites.  Je dis « presque » parce que l’emphase n’a été placée que sur les boxeurs et leurs entraîneurs ainsi que sur les décors « rapprochés ».  Dès que l’on porte le regard vers la « foule », l’on fait face à une grande déception… mais quelle déception !  Les gens dans la foule ressemblent pratiquement à des bonshommes allumettes… et j’exagère à peine ! Il n’y a aucun détail… les mouvements de type 3 ou 4 « frames » ne sont pas rares, et le même personnage semble répété à toutes les trois positions.  En ne me concentrant que sur la foule, j’ai parfois eu l’impression d’avoir affaire à un jeu PS1 tellement cet élément, pourtant très important, a été négligé.  C’est peu dire ! 
 
Cela dit, les personnages principaux, eux n’ont pas du tout été négligés.  Le simple fait d’apercevoir « No Body », particulièrement bien connu dans sa famille et surtout champion du monde poids-moyen en devenir, faire son entrée dans la salle sous les chauds applaudissements des quelques spectateurs présents, est une expérience en soi ! De plus, le tout est agrémenté par le désormais célèbre (surtout dans mon salon) :  « From Montreal, Canada… THE ASSASSIN » lâché en trombe par l’annonceur maison.  Une fois en cours de combat, j’ai été particulièrement impressionné : les mouvements des boxeurs sont particulièrement réels, et surtout, ils sont naturels.  Plus le combat avance, plus le visage des boxeurs en prend pour son rhume !  Même que les cheveux des combattants suivent vraiment les mouvements du corps en fonction des coups reçus et de la gravité.
 
Si dès le départ, tout comme moi, vous voulez vous penser bon et tenter de donner toute une raclée à l’adversaire, faites bien attention de ne pas y aller trop rapidement de coups portés à qui mieux mieux… vous risquez de fatiguer inutilement votre boxeur qui s’essoufflera et perdra toutes ses énergies rapidement.  Il faut vraiment choisir le moment opportun pour frapper l’adversaire et plutôt tenter de tirer profit de quelques coups bien placés.  Franchement, c’est bien fait et surtout très réaliste.  Le niveau d’intelligence artificielle a été amélioré et votre adversaire saura habilement tirer profit de votre empressement à vouloir en finir avec lui trop rapidement.

 
Il est possible de jouer en utilisant la caméra standard ou encore en celle qui suit le mouvement du boxeur.  Pour avoir tenté de l’essayer, cette dernière est particulièrement difficile à cerner et vous aurez fort probablement vite fait de revenir à la caméra standard qui elle, fait très bien l’affaire.
 
Encore une fois, EA revient avec le système de combat unique qui a fait la force de sa série, et c’est tant mieux !  Bon d’accord ça demande une certaine adaptation aux non-initiés (parlez-en à mon bon ami satan), mais une fois bien maîtrisé, ce système est beaucoup, beaucoup plus précis et efficace que ce à quoi nous avons été habitué jusqu’ici.  Comme j’ai bien aimé la description que j’en ai faite dans le test de Fight Night Round 2 l’an dernier, je vous permets de la relire afin de bien imager le tout :
À ce moment-ci du texte on fait petit un exercice :  levez-vous, penchez-vous vers l’avant.  Puis, déposez vos mains sur le sol.  Ensuite, poussez vos jambes vers le ciel et tentez de marcher toute une soirée sur vos mains… Ça va ???  Plutôt difficile comme adaptation hein ?  Si vous pratiquez quelque peu, vous allez finir par y arriver.  Et bien, c’est à peu près le choc que j’ai vécu (en fait, tout juste après la musique rap qui m’arrachait le cerveau) quand j’ai essayé de comprendre comment fonctionnait le système de combat de la manette.  OK je suis l’un des vieux « shnouk » ici, mais c’est pas pour ça que je n‘arrivais pas à comprendre, mais bien parce que EA a totalement revu et reconfiguré la façon typique de jouer dans la version précédente et l’a gardé pour cette version-ci.  Traditionnellement dans un jeu, les 4 boutons, combinés aux mouvements du stick analogique gauche vont servir à donner différents coups à l’adversaire.  Dans Fight Night Round 2, oubliez tout ce que vous avez toujours pris pour acquis dans l’histoire du jeu vidéo.  Vous allez désormais vous servir des DEUX sticks analogiques pour frapper votre adversaire avec une liberté totale, et les boutons vont « ajouter au plaisir » en permettant quelques fantaisies telles les coups illégaux (coups de tête, coup sous la ceinture, etc.) ou de narguer l’adversaire pour ne nommer que ceux-ci.  Je suggère d’ailleurs fortement de visionner les vidéos démo démontrant comment fonctionne le système de combat AVANT de débuter votre première partie parce que, croyez-moi, c’est un vrai choc culturel que de devoir réapprendre à se battre !!! 
Pour ceux qui comme mon bon ami satan n’arrivent tout simplement pas à s’y faire, il est également possible de reconfigurer la manette de façon plus standard.
 
Point négatif : la publicité !  En temps normal, je n’ai rien, mais là j’insiste, rien contre la pub dans les jeux vidéo quand c’est bien dosé.  De temps à autre, je trouve qu’elle est malheureusement trop présente et dénaturalise Fight Night Round 3.  J’en étais rendu à me demander quand mon adversaire allait arriver avec le fameux tatouage « goldenpalace.com » dans le dos.

 
DU RAP, DU RAP, DU RAP…
 
Encore une fois, EA insiste fortement à rendre votre interlocuteur de mauvaise humeur !  Pour sa troisième édition, la musique RAP envahissante et omniprésente dans Fight Night dérange, contrarie, irrite, trouble, importune, agace, exaspère, incommode et empoisonne la vie de Monsieur Persone, l’obligeant ainsi à trouver les options sonores le plus rapidement possible… HORREUR !  Encore une fois, aucune possibilité d’utiliser ma trame sonore personnalisée.  Quel dommage !  Je devrais, encore une fois, me faire à l’idée de jouer sans musique, me contentant des ambiances sonores et des excellents commentaires adaptatifs des animateurs d’ESPN. 
 
DES POSSIBILITÉS IMMENSES
 
Fight Night Round 3 propose différents modes de jeux tout aussi intéressants les uns des autres.  Bien évidemment, le mode carrière est celui qui se démarque et qui intéressera l’amateur.  Vous serez tout d’abord invité à créer votre boxeur de toutes pièces.  Le système de création de personnage développé par EA est tout simplement incroyable tellement il offre de possibilités.  Que ce soit pour la forme du visage, la grandeur du nez, des yeux, de la bouche et des oreilles en passant par leur disposition ou encore les cheveux ou de la corpulence de votre champion en devenir, les possibilités sont extrêmes.  Et c’est sans parler des dizaines de configurations d’habillements possibles ou de la possibilité de lui assigner des mouvements particuliers qui lui seront propres.  J’ai bien dû passer plus d’une heure simplement à créer le « NO Body » parfait qui convenait à mon statut de « Pense bon ». 

 
Par la suite, vous amorcerez votre carrière dans un gym miteux, sans grands talents particuliers.  Vous devrez donc faire vos preuves, vous engager un entraîneur en fonction de vos moyens, et affronter les autres aspirants afin d’amasser assez de dollars pour vous payer différents objets qui aideront à votre évolution et, le cas échéant, à devenir l’aspirant numéro un.  De combat en combat, vous gagnerez en popularité et les amateurs présents dans la salle sauront de plus en plus vous apprécier.  Avant chaque combat, un entraînement (assez simple) augmentera ou réduira vos capacités physiques selon votre performance.  Le fait de se payer un entraineur plus reconnu aidera aussi à améliorer votre condition physique beaucoup plus efficacement et beaucoup plus rapidement.  Dans la version 2 de Fight Night, nous devions aussi engager la « pitoune » de rêve pour nous accompagner lors des combats et aider à nous remonter le moral.  Je dois l’avouer, c’était une fonction plutôt inutile, mais tout de même agréable à regarder.  Cette fonction a tout simplement été retirée, ne laissant que de jolies demoiselles annoncer le numéro de round entre chacun.
 
Tout au long de l’évolution de votre boxeur, vous pourrez débloquer différents éléments, des objets ou autres jusqu’ici inaccessibles.  De temps à autre, vous aurez affaire au mode Hard Hits.  Le principe est fort simple : pas de limite de temps, chaque round doit impérativement se terminer par un knock-out.  Intéressant !  Ce mode est aussi accessible directement dans le menu.  Gravissez ainsi les échelons afin de devenir LE champion du monde de la boxe.  Des heures et des heures de bonheur pour tout amateur de boxe. 

 
Avec le transfert d’ESPN de 2K Games vers EA, il était tout naturel d’imaginer qu’ils sauraient exploiter cette formule gagnante.  Fight Night Round 3 propose donc le mode ESPN Classics.  D’abord en animation, vous revivrez certains des combats les plus marquants de l’Histoire de la boxe.  Par la suite, vous serez invité à les recréer.  Mode intéressant, mais qui n’ajoute pas grand-chose au titre.  De plus ça fait particulièrement bizarre de voir une publicité éclairée de Dodge se promener dans la foule ou encore l’immense et tout récemment « redessiné » logo de Burger King au centre du ring lors d’un combat mettant en cause Mohammed Ali, qui a accroché ses gants il y a bien longtemps… bien avant l’arrivée de la pub omniprésente dans le sport.  Ça enlève beaucoup de réalisme et de crédibilité à un excellent jeu.
 
Vient ensuite le mode Xbox-Live.  Rien à redire ici.  Tout est bien.  Un an plus tard, je ne suis toujours pas un fan de l’interface Live d’EA, mais résumons simplement en disant qu’elle est efficace.  Je me suis même permis une victoire en ligne !  Et ça c’est le gros du problème… la vaste majorité des joueurs en ligne sont, disons… assez fort merci !  Le joueur moyen (je dois m’y inclure) trouvera plutôt difficile son expérience en ligne tellement les autres joueurs sont d’un calibre relevé.  Heureusement pour nous (les sans talent), EA a inclus une « chambre » pour les joueurs débutants et même la possibilité de n’affronter que des joueurs de niveau similaire au nôtre.  Le mode en ligne constitue un plus qui ajoute à la longévité déjà presque infinie du mode carrière.
 
Il est aussi possible de s’entraîner avec le mode Entrainement, le même qu’utilisé dans le mode Carrière.  Assez inutile hors-carrière, mais tout de même une option de plus.
 
Ajoutez à cela le même mode Play Now qui permet les combats immédiats à un ou deux joueurs et vous obtenez un jeu tout de  même assez complet qui saura divertir les plus difficiles d’entre nous.
 
Ceux qui désirent un jeu offrant une bonne durée de vie doivent se le payer, ou à tout le moins se l’offrir en location.

Proifitez vous aussi du service de location de Game-Access


+ Pour
  • Longévité plus qu\'acceptable
  • Mode en ligne
  • Jouabilité toujours aussi intéressante
  • L\'intégration des commentateurs d\'ESPN
  • Le mode Hard Hits
- Contre
  • La qualité pauvre des décors
  • La trame sonore... la trame sonore... quel dommage!
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 7.6

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Date de sortie initiale : 30 novembre 1999
Série : SNK vs. Capcom
Éditeur : SNK
Développeurs : SNK, Capcom, Dimps
Modes : Solo, Multijoueur
Plate-forme : Neo-Geo Pocket Color

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