Notre avis sur Control [63046]

Notre avis sur Control

Les gros titres...

Tests de jeux vidéo

 

Date de sortie initiale : 27 août 2019

Développeur : Remedy Entertainment 

Éditeur : 505 Games

Modes : Solo

Type de jeu: Jeu à monde ouvert à la troisième personne

Plateformes : PlayStation 4, Xbox One, et PC (exclusif à l'Epic Games Store)


Note: La copie du jeu utilisée pour la production de cette critique a été gracieusement offerte par l’éditeur. Les opinions dans cette critique ne tiennent pas en compte la participation de l’éditeur qui n’intervient aucunement dans le processus de rédaction de nos textes et nos vidéos.


La compagnie Remedy Entertainment est l'une de mes compagnies préférées du jeu vidéo. Il s'agit du studio finlandais qui nous a offert plusieurs pépites, dont les plus connues sont Max Payne et Alan Wake. Après le sympathique Quantum Break (exclusivité Xbox One et PC), plusieurs joueurs espéraient le retour d'Alan Wake, mais les gens de chez Remedy ont créé la surprise durant l'E3 2018 en dévoilant Control. Un jeu à la troisième personne avec une ambiance oppressante et très bizarre... 

L'histoire

Dans Control, le joueur incarne Jesse Faden, une jeune femme qui est à la recherche de son frère kidnappé par le FBC (Federal Bureau of Control). Le FBC est une agence gouvernementale chargée de contenir et d'étudier les phénomènes paranormaux qui violent les lois de la réalité. Le jeu débute par l'arrivé de Faden au FBC. Après plusieurs années de recherches, Jesse Faden a enfin réussi à localiser le FBC dans la ville de New-York, mais quelque chose d'étrange se trame. Une entité paranormale nommée Hiss à pris le contrôle de presque toutes les créatures vivantes résidant sous le toit de l'édifice... Après avoir mis la main sur l'arme de point que l'ancien directeur du FBC a utilisé pour se suicider, Faden sera désigné comme nouvelle directrice et devra reprendre le contrôle des événements (en plus de retrouver son frère). Pas de danger, l'arme que Faden a ramassée près du cadavre de l'ancien directeur peut se muter en plusieurs armes utiles et une entité bienveillante veille sur vous. Ah! Oui! Aussi, Jesse Faden va avoir accès à plusieurs pouvoirs de télékinésies assez rapidement. On prend une bonne respiration, la situation est entre de bonnes mains. 

Habituellement grand fan des histoires proposées par Remedy Entertainment, j'ai trouvé l'histoire de Control bizarrement lourde. Le schéma scénaristique est loin d'être conventionnel et en rebutera plusieurs. Les premières heures de jeu sont vides de sens et quand on nous donne l'information nécessaire à la bonne compréhension de la trame narrative, l'information arrive via une avalanche de dialogues sans émotions pauvrement mis en scène. Beaucoup d'exposition qui désert l'ambiance du jeu. On a plutôt l'impression de subir l'histoire, plutôt que de la vivre. Le dernier jeu de Remedy nous avait pourtant offert de jolies séquences avec une mise en scène cinématographique léchée. 

control gun

Le jeu

Heureusement, la jouabilité, elle, est excellente. Remedy est un maître dans l'art de nous proposer une jouabilité simple et accrocheuse. Le joueur devra explorer le FBC au grand complet, et ce, dans les moindres recoins pour retrouver le frère de Jesse Faden et vaincre le Hiss. Pour progresser, il faudra faire quelques détours dans cette aire de jeu ouverte, afin d'amasser des matériaux et obtenir des nouveaux pouvoirs de télékinésies. Plus le jeu avance et plus votre personnage monte en puissance. Grâce aux points de voyage rapide (qui servent aussi de points de sauvegardes), les matériaux permettent de construire de nouvelles modifications d'armes, en plus de débloquer de nouvelles armes. Via le menu, il est possible d'équiper deux armes à la fois et d’inter-changer ses armes en jeu en appuyant sur un bouton. Chaque arme peut être équipée de modes d'armes permettant d'améliorer diverses statistiques comme la dispersion des balles, les dégâts, etc. On retrouve aussi des modes pour le personnage qui permettent d'améliorer les statistiques du personnage comme la santé, les pouvoirs des télékinésies, etc. Il est possible de créer des modes d'armes de diverses intensités, toujours en utilisant des matériaux trouvés sur les corps ennemis, en complétant des missions, ou en ouvrant des coffres. Les armes à feu sont toutes plaisantes à utiliser et leur force de frappe est bien sentie. On retrouve les classiques du genre: pistolet, shotgun, mitraillette, sniper, lance-roquette, etc. Les pouvoirs de télékinésies se débloquent presque tous d'eux-même au fil de l'histoire. On retrouve: la lévitation d'objets qui nous permet de tirer des objets sur nos ennemis, le dash pour s'échapper, la lévitation pour franchir de longues distances ou dominer ses ennemis, etc. Chaque pouvoir de télékinésies est également améliorable. Leur puissance et leur efficacité augmentera selon vos priorités. Les points de capacités sont offerts en complétant des quêtes principales ou des quêtes secondaires. Les quêtes secondaires ne sont pas toutes intéressantes, mais certaines réservent des surprises! 

J'adore le principe du monde ouvert labyrinthe où l'on doit obtenir différentes capacités et résoudre différents casse-têtes pour progresser. L'image de Metroid-Prime revient souvent en tête, mais plus récemment, nous avons eu droit à l'excellent Prey de Arkane Studios. Control propose un jolie version d'un monde ouvert labyrinthe. Le FBC est énorme et les décors varient selon l'endroit où vous vous trouvez: centre de recherches, chaudières, mines, salon, etc. Les allers-retours ne sont pas pénibles, puisque les points de voyage rapides sont nombreux. Par contre il faudra faire preuve de logique en regardant souvent votre carte pour vous enligner dans la bonne direction. Des zones inaccessibles deviennent accessibles au fur et à mesure que l'histoire progresse et que Faden se voit allouer la bonne carte magnétique lui permettant de déverrouiller certaines portes. 

Les points de sauvegarde sont parfois très éloignés et les passages où les ennemis sont nombreux (trop nombreux) deviennent vites rébarbatifs. J'aurais aimé une option qui propose d'apparaître proche du lieu de la mort, en plus d'offrir l'option de s'éloigner et ré-apparaître à un point de voyage rapide... Les deux dernières heures de jeu (sur une dizaine d'heures) m'ont aussi rebutées par leur redondance de vagues d'ennemis à ne plus finir. En 2019, les développeurs de jeu peuvent trouver mieux pour augmenter la difficulté de leur jeu...

control levitation

Graphismes

 J'ai eu la possibilité de vivre l'expérience Control sur PC avec la technologie RTX qui permet d'afficher des textures et des reflets beaucoup plus réalistes que sur les consoles de génération actuelle. Les éléments du décor réagissent à la physique et le FBC semble bien réel avec modélisation 10 étoiles! D'un autre côté, Remedy utilise encore une fois l'imbrication de vidéos filmées de véritables personnes... Je ne sais pas si je suis le seul, mais je trouve que ça casse l'ambiance. Ça détonne avec l'ensemble et ça fait très kitsch, voir très bas de gamme... J'aurais aussi aimé avoir une meilleure mise en scène de l'histoire. J'ai l'impression qu'une bonne partie du budget est passé sur le level-design et les graphismes, plutôt que sur la partie animation. La mise en scène rigide des dialogues jure aussi avec la partie jouée. Autre exemple, quand Jesse Faden utilise un Walkman, le Walkman n'apparaît pas dans ses mains, ni les écouteurs sur sa tête. C'est un passage très cool du jeu qui est légèrement gâché par ce petit détail. Des broutilles pour certains joueurs, mais le niveau de qualité des jeux vidéo d'aujourd'hui est tellement rendu élevé que je crois que c'est important de le mentionner! 

control kitsch

En conclusion

Je vous le dis, Control a joué avec mes émotions. J'adore le studio Remedy. J'adore la jouabilité de Control. Pourtant, il y a un petit quelque chose qui cloche et qui ne fonctionne pas pour moi. J'ai eu l'impression d'avoir affaire à un jeu de seconde zone du studio. Si la partie level-design avec l'exploration du Federal Bureau of Control est très bien maîtrisée et que la jouabilité est vraiment accrocheuse, la structure narrative ne fonctionne pas pour moi. En raison de sa mise en scène et sa structure narrative un peu vieillotte (disons le comme ça), j'ai l'impression que l'histoire de Control est du niveau de Alan Wake's American Nightmare. Une histoire qui aurait bien eu sa place pour un DLC, mais Remedy nous a habitué à mieux pour ses gros jeux. D'un autre côté, l'ambiance sonore est là, les graphismes sont superbes et la jouabilité est accrocheuse. À vous de décider si vous lui laisser sa chance! 

 

pour

+Jouabilité accrocheuse 

+Visuellement très jolie  

+La technologie RTX est brillamment utilisée (sur PC uniquement)

+Le FBC est un terrain de jeu extraordinaire 

+L'ambiance sonore lugubre 

contre

-La structure de l'histoire pourra en rebuter plusieurs

-Des dialogues sans émotions

-Un personnage principal loin d'être aussi attachant que Alan Wake ou Max Payne

-Une fin qui ne fait ni chaud ni froid

-Des points de sauvegarde parfois très éloignés

-Augmenter le nombre d'ennemis pour augmenter la difficulté de manière artificielle

-La mise en scène des dialogues m'a semblé faire vieillot en comparaison du reste 

-L'imbrication de vidéos filmées de véritables personnes dans un jeu vidéo, ça fait toujours encore très kitsch

Score7 5


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